Le vrai coureur

Il est différent du marcheur. Il se différencie dans son activité par le fait que son départ nécessite une impulsion et sa continuité une série de phases en suspension enchaînées les unes après les autres, c’est-à-dire des périodes sans aucun contact avec le sol. En effet, les phases d’appui représentent entre 20% à 40% du temps total d’une foulée de course (Dufour and Pillu 2017). Le vrai coureur est donc celui qui désire ressentir une légèreté constante au fil de ses efforts physiques tout en ayant la capacité de se propulser, comme s’il rebondissait sur des ressorts. Ce type de coureur est audacieux et perspicace, car au-delà de la capacité à parcourir une distance quelconque, il veut surtout l’accomplir dans la plus grande économie énergétique possible. Il s’intéresse alors à tout ce qui pourrait faciliter sa course, telles que des lectures sur l’amélioration de sa technique (par exemple : Courir Mieux par Jean-François Harvey), la consultation en clinique privée pour des traitements et programmes d’entraînements spécifiques ou encore diverses formations sur la posture et la biomécanique fonctionnelle.

En pré-saison

La préparation physique à une épreuve de distance ou de rapidité est primordiale à la préservation de l’intégrité des structures musculosquelettiques et de leurs fonctions. En version simplifiée, c’est comme un check-up d’auto au garage avant de partir en roadtrip Montréal-Vancouver et se responsabiliser à faire un entretien régulier pour assurer sa longévité. La capacité de s’auto-évaluer devient alors fondamentale pour un bon début, mais aussi pour toute la saison durant. Voici 2 éléments importants à retenir :

  1. Ce sont les muscles (unités contractiles) qui déplacent les os et non l’inverse. Vous devez être à l’écoute de toute tension, raideur, inconfort ou douleur présente au repos, à la marche et à l’effort (footing, jogging, course). C’est votre système d’alarme intégré qui vous informe d’une blessure potentielle à venir si vous l’ignorez au lieu d’en prendre soin. Dans ce cas-ci, des exercices de mobilités spécifiques seraient suggérés (voir avec votre kinésiologue).
  2. L’accoutumance à une vitesse selon une intensité donnée est un signe d’amélioration au cours d’une année, que ce soit physiologique ou biomécanique. La mesure de ses vitesses moyennes initiales est donc importantes à la planification d’objectifs concrets. L’un des tests de base proposé pour avoir une idée globale de sa condition physique de départ serait l’évaluation de sa vitesse moyenne sur 1 km pour l’ensemble des intensités suivantes : marche lente, marche normale (« de croisière »), marche rapide, footing, jogging, course, course accélérée et sprint. Pour des calculs plus spécifiques, comme l’estimation de votre VAM (vitesse aérobie maximale), VO2max (capacité aérobie maximale), il est toujours préférable de consulter votre professionnel de la santé.

En tant qu’athlète
« Lorsque j’étais petite et que je devais marcher de la maison jusqu’à l’école, je m’imaginais m’asseoir sur mes jambes et c’était elles qui faisaient le boulot pour m’y amener. Le feeling que je me créais en laissant mes jambes prendre le contrôle de mon corps pour me faire avancer me faisait « triper bin raide ». Toute qu’une histoire cette affaire là, mais en réalité ce n’était pas si fou ! En fait, avant mes études en kinésiologie (été 2013), je suis tombée sur un livre « Courir Mieux » par Jean-François Harvey et comme j’adorais la course, j’ai voulu en apprendre plus ! Ce livre a complètement révolutionné ma technique et ma perception de la course, en plus de répondre exactement au feeling que j’avais découvert à la marche. Depuis, je n’ai que continué d’approfondir mes connaissances sur le sujet jusqu’à aujourd’hui où j’enseigne la capacité d’être suffisamment agile pour se sentir léger au fil des foulées et énergique tout au long d’une sortie. »

Les cliniques de course 

Les cliniques de course sont organisées en une série de séances virtuelles. Elles sont donc disponibles en live ou en rediffusion et offertes au tarif de 20$ par séance. Pour les coureurs en initiation et intermédiaires, l’objectif est de trouver vos principales forces et faiblesses au niveau postural et biomécanique, afin que vous puissiez graduellement adopter les correctifs nécessaires pour faciliter vos sorties. Pour les coureurs avancés, il s’agit d’approfondir votre ressenti, proprioception, mobilité, fluidité, agilité et énergie dans un contexte d’améliorations. Chaque corps est différent et chacun de nous avons des intérêts personnels, ce pourquoi les formations présentées traiteront un sujet à la fois.

Sujets des cliniques de course

1. Introduction, la course est-elle pour tous?
2. Les mécanismes naturel de la course
3. Démystification de la bonne posture
4. Activation de l’unité centrale (« core »)
5. L’efficacité de la détente musculaire
6. Facilitation par le mouvement des bras
7. Facilitation par le mouvement des jambes
8. Comment bien dérouler le pied au sol
9. Trouver le rythme de sa cadence
10. La projection du corps en déplacement
11. Distinguer la ceinture scapulaire
12. Distinguer la ceinture pelvienne
13. Optimiser la respiration
14. Reconnaître les types de coureurs
15. Nutrition pré-entraînement
16. Nutrition pendant-entraînement
17. Nutrition post-entraînement
18. L’essentiel de la récupération
19. L’hydratation de base
20. Connaître son métabolisme de base
21. L’essentiel d’un mode de vie sain et actif
22. Comment calculer notre dépense énergétique quotidienne
23. Comment calculer nos apports alimentaires quotidiens
24. L’énergie vitale vs l’énergie potentielle

Autres idées à venir et selon les questions des clients 😁
Pour s’inscrire aux séances qui vous intéressent, communiquez par courriel à : info@parcsante.ca

Catherine Petryka
Kinésiologue, B. Sc., accréditée FKQ
Athlète (C4) intermédiaire RX1 Nation
Multiclinique Parc Santé

Dufour, M. and M. Pillu (2017). Biomécanique fonctionnelle: membres, tête, tronc, Elsevier Masson.

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